FRAPNA FAQ

Foire aux questions

 

Retrouvez nos réponses à vos questions les plus courantes.



Arbre remarquable

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Je possède un arbre remarquable : comment le protéger ?

Mon voisin a-t-il le droit de me demander de couper les branches ou les racines qui dépassent sur son terrain ?

Quand est-ce que mon voisin est en droit d'exiger l'élagage ou l'abattage de mes arbres ?


Avant de chercher à répondre à ces questions, précisons le contexte dans lequel elles sont posées :

Si vous êtes en conflit avec votre voisinage au sujet d'un arbre mitoyen ou non (branches dépassant sur le fonds du voisin…), contactez l'Association départementale des Conciliateurs et Médiateurs de Justice (6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble - tél. 04-76-87-91-90).

Un conciliateur (si le litige oppose deux personnes privées) ou un médiateur (quand une personne privée est confrontée à une personne publique) vous éclairera sur les règles de droit applicables et organisera une tentative de règlement amiable entre les parties.

Si vous souhaitez, en dehors de tout contexte conflictuel, connaître les démarches à suivre pour garantir une protection légale (ou "classement") d'un arbre vous appartenant : Signalons d'abord que toutes les mesures de protection prévues par les textes visent à préserver l'arbre de toute menace émanant du propriétaire de l'arbre lui-même (et non du voisinage, rappelons-le !). Toutes les demandes ayant en réalité pour objet de mettre un arbre à l'abri d'une plainte du voisinage seront donc inefficaces dans ce but.

En effet, la mesure de protection la plus répandue (le classement en Espace Boisé Classé - EBC) consiste seulement à obliger le propriétaire d'un arbre (considéré d'ailleurs comme un immeuble par destination) à soumettre à autorisation municipale les coupes ou abattages qu'il envisage d'effectuer sur ledit arbre. Il n'est donc pas surprenant de constater que l'initiative d'un classement provient, le plus souvent, de personnes étrangères aux propriétaires ou ses ayants droits (Municipalités, associations de protection de l'environnement…) ; d'où, dans le cas contraire, une forte présomption de "conflit de voisinage" !

Toujours est-il que la proposition de classement en EBC d'un arbre isolé doit être motivée par un intérêt naturaliste majeur (arbre remarquable ou rare du fait de ses caractéristiques naturelles : l'âge…). Cet intérêt naturaliste, dès que reconnu (par écrit si possible) par un expert (pépiniériste, paysagiste, O.N.F. , association de protection de l'environnement…), doit être porté à la connaissance du Maire de la Commune sur laquelle l'arbre en question est implanté. Une lettre simple du propriétaire (ou autres) suffit et doit proposer le classement de l'arbre concerné en EBC dans le cadre de la prochaine modification ou révision du PLU. Les Communes acceptent presque toujours de satisfaire à ces propositions qui n'engendrent pour elles que de faibles responsabilités : examiner le bien fondé (maladie, danger pour la sécurité publique…) de toute demande ultérieure de coupe ou d'abattage, délivrer, dans ce cas, une autorisation et verbaliser si les travaux sont exécutés sans ladite autorisation ou ne la respectent pas.

En résumé, les associations de protection de l'environnement peuvent intervenir (toujours en dehors de tout conflit de voisinage) à trois moments précis uniquement :

  • Auprès du propriétaire (ou autres) pour attester de l'intérêt naturaliste de l'arbre.
  • Auprès de la Municipalité pour appuyer la proposition de classement de l'arbre dans la prochaine modification ou révision du PLU.
  • Auprès des autorités de police (Maire, Parquet…) afin de sanctionner les coupes ou abattages effectués sans l'autorisation requise ou sans la respecter stricto sensu.

Mon voisin me demande de couper les branches ou les racines qui empiètent sur sa propriété…


Concernant les branches, votre voisin est tout à fait en droit d'exiger, à tout moment, même s'il l'a longtemps toléré, que vous les élaguiez. Par contre, il ne peut les couper lui-même ; il doit s'adresser, s'il est confronté à votre refus, au tribunal d'instance qui vous obligera à élaguer.

Par contre, votre voisin peut, sans avoir à vous le demander, couper lui-même les racines qui avancent sur son terrain jusqu'à la limite de séparation, et cela quand bien même la coupe risquerait de menacer la vie de l'arbre. Néanmoins, votre voisin ne peut vous obliger à sectionner vous-même ces racines.

Enfin, si votre arbre occasionne un trouble anormal de voisinage (forte perte d'ensoleillement, piscine ou mur fissuré…), si une branche ou l'arbre lui-même menace de tomber (suite à une maladie par exemple…), votre voisin est en droit de vous demander l'élagage ou l'abattage qui s'impose pour faire disparaître ce trouble, même si vos arbres sont situés à la distance réglementaire.

Si vous refusez, le juge pourra vous y contraindre et vous condamner à régler, en surplus, des dommages et intérêts à votre voisin. Le trouble sera d'autant plus considéré comme anormal que l'arbre en cause n'aurait pas été planté conformément aux règles légales (ou locales le cas échéant) de plantation (les arbres qui mesureront plus de 2 m doivent être plantés au moins à 2 m de la limite de séparation - les autres au moins à 50 cm de cette limite).

En cas d'irrespect de ces règles, votre voisin peut vous obliger (au besoin devant le tribunal d'instance) à arracher, déplacer ou étêter l'arbre litigieux à la hauteur réglementaire. Néanmoins, vous pouvez convenir, par contrat avec votre voisin, de modifier ou supprimer ces distances minimales ou opposez à votre voisin la prescription trentenaire ou la servitude "par destination du père de famille" (lorsqu'un terrain appartenant à un seul propriétaire a ensuite été divisé en lots vendus ou légués séparément).

Pour les haies mitoyennes, le code civil donne la possibilité à chaque copropriétaire d'abandonner son droit de mitoyenneté et même de détruire la haie dans la limite de sa propriété à charge pour lui de construire un mur sur cette limite (article 668).

Signalons aussi que les arbres isolés contenus dans la haie ou plantés sur la ligne séparative sont réputés mitoyens (article 670). Chaque copropriétaire a le droit d'exiger que les arbres mitoyens soient arrachés ou élagués. Néanmoins, il ne peut y procéder de son propre chef mais de concert par les deux copropriétaires (sauf usage local contraire).



Brûler des déchets dans son jardin

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Mon voisin a-t-il le droit de brûler des déchets dans son jardin ?


Tout dépend de la nature des déchets en cause :

S'il s'agit d'ordures ménagères, papiers, cartons, plastiques, palettes, vieux pneus ou de déchets industriels, tout brûlage est rigoureusement interdit en vertu du Règlement Sanitaire Départemental ; la police municipale, nationale ou la gendarmerie sont chargés, entre autres, de faire respecter ce règlement aux personnes indifférentes à vos remarques.

Pour les déchets de végétaux (déchets de taille ou déchets verts) : selon l'Administration d'Etat (arrêté Préfectoral du 13 juillet 1989), les propriétaires ou leurs ayant droits (fermiers…) peuvent brûler des déchets de végétaux sur leurs terrains sous réserve de respecter les conditions suivantes :

  • ne pas allumer de feu à moins de 200 mètres de boisements ou plantations,
  • respecter la période comprise entre le 15 février et le 30 avril et celle allant du 15 juillet au 30 septembre, périodes pendant lesquelles tout brûlage est interdit, y compris pour les propriétaires et leurs ayants-droit. N.B. : les Maires peuvent fixer des périodes d'interdiction beaucoup plus restrictives par arrêté.

Signalons que cette interdiction ne s'applique pas aux habitations, à leurs dépendances, aux chantiers, ateliers, usines (…) qui ne sont pas dispensés pour autant de respecter certaines mesures de sécurité (surveillance) ou de demander une autorisation municipale pour allumer un feu en forêt.

Pour la FRAPNA, cette réglementation n'a pas vocation à s'appliquer en milieu urbain ou périurbain mais plutôt en milieu rural (entretien des champs, bordures des chemins…), d'où sa source dans le code forestier d'ailleurs !

En ville, respectez votre voisinage et déposez vos déchets verts en déchetterie !

En milieu urbain, seul le règlement sanitaire départemental s'applique et tend à interdire tout brûlage de déchets, conformément d'ailleurs à la loi " déchets " du 10 juillet 1975 qui subordonne l'élimination des déchets au respect de conditions propres à éviter les nuisances telles que pollution de l'air ou des nuisances olfactives afin de préserver la santé de l'homme et de l'environnement.



Constituer une association

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Face à une pollution ou à une nuisance chronique, nous souhaiterions, avec nos voisins, constituer une association pour nous " faire entendre ". Comment procéder ?


Si votre association n'a pas pour objet d'employer des permanents, d'agir en justice, d'ouvrir un compte bancaire…, nous vous préconisons d'opter pour l'association non déclarée : formée librement, sans déclaration ni autorisation, elle peut encaisser des cotisations, organiser des manifestations, pétitions …

Si l'association que vous envisagez de créer a une vocation durable, ou si le problème auquel vous êtes confronté vous a sensibilisé aux autres enjeux écologiques de votre quartier ou de votre commune, pensez plutôt à une association déclarée de protection de l'environnement. Cette catégorie d'associations confère la "personnalité juridique" qui permet à l'association déclarée d'acquérir des biens, d'intenter des actions en justice, de signer un bail, d'acheter ou de gérer un bien immobilier…

Dans ce cas, les fondateurs de l'association doivent se rendre en Préfecture (ou Sous-Préfecture) qui leur remettra un imprimé de déclaration et des statuts types. Ces derniers les aideront à ériger les statuts propres à l'association qui devront comporter certaines mentions obligatoires (titre, objet, siège social de l'association…).

Une fois établis, les statuts doivent être déposés en Préfecture, en deux exemplaires, en même temps que la déclaration. La Préfecture remet alors, dans les cinq jours qui suivent, un récépissé de déclaration qu'il convient de conserver précieusement.



Décharge sauvage

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Une décharge sauvage est apparue sur mon terrain à mon insu ou s'étend dans mon voisinage. Que puis-je faire ?


Rappelons tout d'abord que par "sauvage", on entend une décharge qui n'a fait l'objet d'aucune autorisation (administrative ou du propriétaire foncier).

S'il s'agit d'un petit dépôt (sacs poubelles…)
  • Si son contenu permet d'identifier son auteur (facture, courrier…), n'hésitez pas à le signaler ou à porter plainte auprès d'un poste de police ou de gendarmerie en invoquant l'article R.632-1 du code pénal (qui punit de tels agissements d'une amende de 1 000 F au plus) et à prévenir tout nouveau dépôt en apposant une signalisation sur les lieux.
  • Dans le cas contraire, si l'auteur de ce dépôt n'est pas identifiable, il vous appartiendra d'évacuer ces déchets de votre propriété. Par contre, si ce dépôt se trouve dans votre voisinage, alertez votre municipalité sans délai (un dépôt ayant vite tendance à se développer) qui se chargera de prendre contact avec le propriétaire du terrain concerné.
S'il s'agit d'une décharge composée d'une grande quantité de déchets
  • Lorsque cette décharge n'est constituée que de déchets dits "inertes" (entendez par là essentiellement les déblais et gravats - et non les déchets verts, contrairement aux idées reçues), une autorisation du propriétaire du terrain est obligatoire pour les dépôts de moins de 200 m3 (soumis par ailleurs à déclaration auprès de la D.D.A.S.S.) et au-delà à autorisation municipale.
  • Fréquemment, les décharges sauvages sont composées de déchets divers : le plus souvent, de déchets ménagers, d'encombrants et autres déchets assimilés (dits "déchets industriels banals" : plastiques, cartons…).

    En principe, l'ouverture et l'exploitation de ces décharges sont autorisées par arrêté du Préfet du département (disponible en Mairie) qui fixe les normes applicables à leur fonctionnement. Si la décharge en question ne bénéficie pas de cette autorisation ou, dans le cas contraire, si vous constatez que certaines de ses règles ne sont pas respectées, n'hésitez pas a écrire à la (Sous) Préfecture pour l'en aviser (en relevant, le cas échéant, les dispositions de l'arrêté non respectées).

    Le Préfet chargera alors l'un de ses services (un inspecteur des installations classées appartenant à la DDAF, pour les décharges d'ordures ménagères et assimilées ou de la DRIRE pour les décharges composées essentiellement de déchets industriels) de mener une enquête (visite du site…) et de lui remettre un compte rendu afin de prendre les mesures qui s'imposent.
  • Parfois, les dépôts découverts sont constitués de déchets contenant certaines substances dangereuses, voire toxiques telles que l'amiante, des hydrocarbures, des métaux lourds (plomb, mercure…), des produits de vidange, des déchets provenant d'ateliers de traitement de surface… : alertez alors sans délai la D.R.I.R.E. et la Municipalité concernée.


Défricher

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Peut-on librement défricher ?


Le défrichement est une opération volontaire ayant pour objet d'entraîner à terme la destruction de l'état boisé d'un terrain par abattage massif, une coupe à blanc, une destruction des souches ou par une utilisation du sol empêchant la régénération de la forêt. De manière générale, les défrichements sont soumis à autorisation :

  • autorisation ministérielle pour les forêts des collectivités : communes, département, Etat, pour la plupart soumises au régime forestier et gérées par l'Office National des Forêts (ONF).
  • autorisation préfectorale pour les forêts des particuliers ; néanmoins, ceux-ci peuvent librement défricher les jeunes bois de moins de 20 ans (sauf après reboisement), les parcs et jardins clos inférieurs à 10 ha attenant à une habitation, les aménagements légers ne remettant pas en cause la vocation de l'espace boisé (sentiers pédestres, aires de pique-nique…), les bois de moins de 4 ha (sauf s'ils font partie d'un autre bois ou s'ils sont situés sur le sommet d'une pente de montagne ou s'ils proviennent d'une opération de reboisement) ou enfin les bois délimités par la Commission communale dans certaines zones rurales si le défrichement a pour but une mise en valeur agricole ou pastorale.


Enquête publique

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Une signalisation implantée dans mon voisinage me signale l'ouverture d'une enquête publique sur un projet d'urbanisme ou d'exploitation d'une porcherie, d'une usine... A quoi cela sert-il ?


Cette procédure précède généralement de grands travaux ou la mise en service d'installations ou d'activités de nature à occasionner des nuisances au voisinage.

Saisissez donc cette occasion de prendre connaissance de la teneur et des impacts du projet et d'exprimer - dans le registre à votre disposition en Mairie ou auprès du Commissaire enquêteur (chargé de rédiger un rapport et de formuler un avis) - vos réactions ou préoccupations en tant que riverain. Cela permettra de mieux éclairer l'Administration (Préfet ou Maire) qui, lors de la rédaction de l' arrêté d'autorisation, pourra prendre en considération vos attentes en imposant au demandeur des prescriptions techniques réduisant ou supprimant les risques ou nuisances de l'installation ou de l'activité projetée à l'égard du voisinage. A titre indicatif, il y a environ 9 000 enquêtes publiques par an concernant des opérations susceptibles d'affecter l'environnement.



Motos, 4X4, motoneiges...

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Les motos, 4x4, motoneiges et autres ont-ils le droit de circuler n'importe où ?


La circulation motorisée dans les espaces naturels est régie par une loi de 1991 (Loi n° 91-2 du 3 janvier 1991).

Concernant les motos trials, quads, 4X4 ou autres, ces véhicules peuvent circuler sur les voies classées dans le domaine public routier (routes nationales, départementales ou voies communales) les chemins ruraux et les voies privées ouvertes à la circulation publique.

Néanmoins, pour assurer la tranquillité publique ou la protection de la nature, le Maire peut interdire ou réglementer, par arrêté, l'accès de certaines voies ou de certains secteurs de la commune à certaines catégories de véhicules.

Globalement, la circulation de ces véhicules est interdite, en principe, en dehors des chemins non carrossables, ni empierrés tels que les sentiers (de randonnée ou de promenade, pédestre ou équestre), certains chemins d'exploitation (s'ils desservent des habitations ou des sites fréquentés par exemple) et bien évidemment dans les espaces naturels proprement dits (prairie, forêt, rivière, même à sec, zones humides, pelouses sèches, etc...).

Par contre, ces véhicules peuvent librement circuler sur des terrains spécialement aménagés pour la pratique des sports motorisés et dont l'ouverture a été préalablement autorisée par arrêté municipal. Cette demande d'autorisation s'impose aux propriétaires fonciers (et leurs ayant droits) qui ne peuvent circuler sur leurs terrains que pour un usage normal, à des fins privées. Bien évidemment, les véhicules utilisés par certains services publics (telles la gendarmerie, les pompiers, les secours) bénéficient d'une dérogation légale permanente pour circuler en tous lieux dans le cadre de leur mission. De même, que les engins d'exploitation (tracteurs…) ou d'entretien des espaces naturels.

Concernant les motoneiges (ou autres engins prévus pour progresser sur la neige : bus à chenillettes…), leur circulation à des fins de loisirs est interdite en tout lieu et en tout temps, sauf sur des terrains de loisirs ou de sports réservés à cet usage et autorisés par arrêté municipal. Elle est par contre autorisée pour les missions de service public (police, pompiers…)et pour l'exploitation normale des pistes de ski dans les stations.



Nuisances diverses

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Le bricolage, l'entreprise, le chien ou le coq de mon voisin me "casse les oreilles " : que puis-je faire ?


Si toutes les tentatives de règlement amiable ont échoué (auprès de votre voisin, du conciliateur…), de même que vos démarches administratives (notamment auprès du Maire, garant de la tranquillité publique, contactez le service d'hygiène et de santé s'il existe), vous pouvez soit:

  • porter plainte auprès du commissariat de police, de la gendarmerie ou, directement, du Procureur de la République pour que l'infraction soit constatée et, en tant que de besoin, réprimée par le Tribunal de Police.
  • porter l'affaire devant le Tribunal d'instance qui obligera le propriétaire (ou le détenteur) des animaux qui vous occasionnent une gêne anormale à prendre les mesures nécessaires (déplacer l'animal, le museler…). Encore faut-il qu'il s'agisse d'un bruit répété, durable et intense.

Face à des bruits liés à une activité professionnelle, vous pouvez aussi solliciter la DDASS pour des mesures d'intensité acoustique, et le cas échéant, une verbalisation. Selon le type d'activité, il existe un certain nombre de normes visant à faire respecter des "plages de tranquillité" (ex. : les gérants de bars ou de salles de spectacles doivent veiller à ce qu'aucun bruit gênant par son intensité ou son caractère répétitif ne survienne entre 22 et 7 H aux abords de l'établissement, les professionnels utilisant des appareils susceptibles de causer une gêne pour le voisinage en raison de leur intensité sonore ou des vibrations transmises doivent interrompre leurs travaux entre 20 et 7 H, le week-end et les jours fériés, sauf urgence)

N'hésitez pas à vous renseigner auprès du Centre d'Information sur le Bruit (CIDB) au 01 47 64 64 64.



Piles et accumulateurs usagés

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Peut-on jeter des piles et accumulateurs usagés à la poubelle ?


La récupération et l'élimination des piles et accumulateurs est réglementée par un décret du 30 décembre 1997.

Les piles contiennent des substances très nocives pour l'environnement. c'est pourquoi il est interdit d'abandonner, avec les ordures ménagères ou dans la nature, les piles ou accumulateurs usagés ainsi que les appareils auxquels ils sont incorporés.

Les communes (ou leurs groupements) peuvent procéder à la collecte sélective des piles et accumulateurs usagés (en déchetterie ou au porte à porte).

Vous pouvez aussi rapporter ces piles chez leurs vendeurs et distributeurs (détaillants ou grossistes) qui sont tenus de les reprendre gratuitement. Certaines grandes surfaces mettent d'ailleurs à votre disposition des urnes spécialement prévues pour cela.



Pollution d'une rivière

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En me promenant, je viens de constater la pollution d'une rivière. Comment réagir ?


Il existe deux types de pollutions :

1/ Les pollutions accidentelles, souvent spectaculaires mais brèves, dont l'origine peut le plus souvent être identifiée.

2/ Les pollutions chroniques, plus discrètes bien que tout aussi dommageables pour les milieux aquatiques et dont la source est difficile à trouver.

Dans tous les cas, il est important d'effectuer un prélèvement le plus rapidement possible pour identifier la nature des polluants et leur gravité. Mais, lors d'une pollution accidentelle, il convient de réagir au plus vite afin de limiter ses impacts (mortalité piscicole…).

Pour cela, contactez immédiatement le Conseil Supérieur de la Pêche, la Fédération Départementale de pêche de votre département ou la Brigade de Gendarmerie la plus proche du site (certaines étant dotées de Formateurs-Relais-Environnement-Ecologie - FREE).

Prévenez aussi la Municipalité afin que des mesures d'urgence soient prises le cas échéant pour prévenir l'extension de la pollution (recours aux services d'intervention, de dépollution…).

Si la pollution provient indéniablement d'une installation classée industrielle, prévenez la Subdivision territoriale de la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) ou la Direction des Services Vétérinaires (DSV) pour les exploitations classées agricoles.

Adressez vous à votre Municipalité pour savoir s'il s'agit d'une installation classée (c'est-à-dire autorisée par le Préfet et contrôlée par les services départementaux d'Etat).



Ramasser des champignons ou du bois mort

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Ai-je le droit de ramasser des champignons ou du bois mort ?


Attention, le code civil dispose que les champignons, comme les fleurs d'ailleurs, appartiennent de plein droit au propriétaire du sol ; leur cueillette ou leur ramassage sont donc des tolérances et non des droits. Toute atteinte à ce principe peut, théoriquement, être sanctionnée pénalement (car assimilée alors à un vol).

Le Préfet de chaque département peut, par arrêté, interdire ou soumettre à autorisation le ramassage
et la cession, sous certaines conditions, de certaines espèces de champignons, de fleurs ou de fruits sauvages. Les ramasseurs doivent donc vérifier en mairie du lieu de ramassage, ou à la Préfecture, l'existence éventuelle d'un arrêté pris à ce sujet.

Concernant le bois mort, qu'il soit à terre ou non, son ramassage est réservé, sauf exception très rare, aux propriétaires ou ayants droit des plantations. Les riverains ou les promeneurs ne peuvent donc se l'approprier sans autorisation.



S'opposer à la chasse sur son terrain

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Ai-je désormais le droit de m'opposer à la chasse sur mon terrain ?


La réglementation applicable en la matière vient d'évoluer dans ce sens (loi du 26 juillet 2000). La chasse s'exerce désormais dans le respect du droit de propriété des petits propriétaires fonciers (moins de 20 ha, en principe) opposés à toute pratique de chasse sur leurs terrains.

Ces propriétaires peuvent, dans l'année suivant l'entrée en vigueur de cette loi, notifier au Préfet leur opposition par lettre recommandée avec accusé de réception (avec copie adressée à l'ACCA dont vous dépendez , siégeant en principe en Mairie). L'opposition prendra effet six mois après cette notification.

A compter d'août 2001, l'opposition des propriétaires ne prend effet qu'à l'expiration de la période de 5 ans en cours (la redéfinition du territoire de chasse d'une ACCA ayant lieu tous les 5 ans à compter de sa création) et sous réserve d'avoir été notifiée au Préfet 6 mois avant le terme de cette période.

Attention : les opposants à la chasse sont responsables des dégâts que pourrait causé le gibier provenant de leurs fonds. Ils doivent notamment procéder, à leurs frais, à la destruction des animaux nuisibles présents sur leurs terrains - en outre, ils doivent implanter une signalisation à l'entrée de leurs fonds et tolérer le passage de chiens de chasse (" sauf si le chasseur a poussé les chiens à le faire " ! ! ?).

Vous pouvez également consulter notre Réseau thématique "Faune et chasse".



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